De tous temps, le cuivre a été utilisé comme matériau de couverture à travers le monde. On sait par les fragments de couverture ou de chéneaux parvenus jusqu'à nos jours, que le panthéon à Rome, construit au 2ème siècle après Jésus-Christ, était couvert de cuivre. Ce fut le cas également de la mosquée Sainte Sophie à Istanbul, dont la coupole, dès l'origine était en cuivre. En Allemagne, la toiture en cuivre de la cathédrale d'Hildesheim en Basse-Saxe remontait au 11ème siècle avant d'être endommagée au cours de la seconde guerre mondiale.
La Scandinavie a connu très tôt l'utilisation du cuivre en couverture. La bourse de Copenhague est ornée d'une couverture en cuivre qui date de sa construction au 17ème siècle. On trouve en suède des églises et des châteaux du 16ème siècle et du 17ème siècle qui possèdent encore leur couverture d'origine en cuivre.
En France, le cuivre a été employé en couverture par les architectes sous
Napoléon 1er. A Paris, la toiture de l'église de la Madeleine et celle
de la Bourse, toutes deux en cuivre sont de cette époque.
Cette utilisation historique du cuivre à travers l'Europe a connu des
développements traditionnels jusqu'à nos jours, où le cuivre n'a cessé
d'élargir son champ d'application en couverture. C'est en particulier
le cas de pays comme la Suisse et l'Autriche, pour lesquels le cuivre
est aujourd'hui un produit d'usage courant en couverture. On peut donc
chiffrer, en effet, la consommation annuelle de cuivre pour son utilisation
en couverture et en évacuation des eaux pluviales à environ 70 000 tonnes
en Allemagne, 60 000 tonnes en Italie. Ces chiffres atteignent respectivement
15 000 tonnes et 10 000 tonnes en Suisse et en Autriche, ce qui représente,
compte tenu de la taille de ces deux pays et de leur population, un taux
d'utilisation très important.
En France, le cuivre utilisé en couverture et pour l'évacuation des eaux
pluviales représente une consommation de plus de 5000 tonnes. Ce secteur
est en plein développement. Cet essor est dû à de nombreux arguments en
faveur du cuivre :
>> La mise en oeuvre de la couverture à tasseaux en feuilles et longues feuilles
Assemblage longitudinal :
Il en existe deux types:
1 - L'assemblage longitudinal à couvre-joint non agrafé :
2 - L'assemblage longitudinal à couvre-joint agrafé :
Tableau des pentes minimales et choix des assemblages transvers aux en
couverture à tasseaux :
Système d'assemblage transversal
Situation locale
Pente minimale en m/m suivant zone climatique
Zone 1
Zone 2
Zone 3
Agrafure simple 4cm
Toutes situations
0,25
0,25
0,25
Agrafure simple supérieure ou égale à 5cm
Protégée
0,20
0,20
0,20
Normale
0,20
0,25
0,25
Exposée
0,25
0,25
0,25
Agrafure double à recouvrement
Protégée
0,08
0,10
0,10
Normale
0,10
0,12
0,14
Exposée
0,14
0,16
0,20
Ressaut ou travée continue
Protégée
0,05
0,05
0,05
Normale
0,05
0,05
0,06
Exposée
0,06
0,08
0,10
Tableau des longueurs maximales des longues feuilles en couverture à tasseaux
:
Largeur des longues feuilles (m)
Epaisseur (mm)
Longueur maximale
des longues feuilles (m)
Altitude < 900 m
Altitude > 900 m
0,500
5/10
12
8
6/10
15
13
0,600 et 0,670
5/10
10
-
6/10
12
-
Phase d'exécution de la couverture à tasseau
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>> La mise en uvre
de la couverture à joint debout en longues feuilles
Relevés latéraux :
Les relevés latéraux peuvent correspondre à des profils
différents suivant le type d'outillage utilisé, comme représenté
ci-dessous :
Assemblage longitudinal
(exemple sur relevés latéraux
de type "profil 2") :
Les longues feuilles sont agrafées entre elles dans le sens longitudinal
par un double pliage des reliefs latéraux. Les deux relevés
sont sertis entre eux à l'aide d'une sertisseuse électrique
pour assurer la fermeture et l'étanchéité du joint.
Fixation de la couverture sur le support :
La fixation de la couverture sur le support est assurée par un
ensemble de pattes fixes et coulissantes clouées sur le support
et serties en même temps que le joint. La répartition des
pattes fixes et coulissantes est fonction de la pente.
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Pente minimale et choix des assemblages transversaux :
Système d'assemblage transversal
Pente minimale (m/m)
Agrafure simple * (minimum 4 cm)
0,47
Agrafure double * avec recouvrement
0,20
Agrafure double avec recouvrement pour dilatation des longues feuilles
0,20
Ressaut (hauteur minimale 8 cm)
0,05
Travée continue
0,05
Agrafure transversale * à joint debout
0,05
* : réservé principalement aux couvertures en feuilles
à joints décalés
Tableau des longueurs maximales des longues feuilles en couverture à joint
debout :
Largeur des longues feuilles (m)
Epaisseur (mm)
Longueur maximale des longues feuilles (m)
Altitude < 900 m
Altitude > 900 m
0,500
5/10
12
8
6/10
15
13
0,600 et 0,670
5/10
10
-
6/10
12
-
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>> Les arguments en faveur
La longévité du cuivre
La qualité première du cuivre est sa résistance à la corrosion et, par
voie de conséquence, sa longévité. Les exemples du passé montrent facilement
que la durée de vie d'une toiture en cuivre ne se compte pas en années
mais en siècles. Cette longévité s'appuie sur l'excellente résistance
du cuivre à la corrosion, qui s'explique par la formation à la surface
du métal de composés à la fois insolubles, imperméables et très adhérents
qui le protègent contre toute oxydation ultérieure, quelle que soit l'agressivité du milieu ambiant.
Eglise Saint-Christophe Cergy
Fédération
Française de Judo
Paris, Porte de Châtillon
L'esthétique du cuivre
Bien qu'il s'agisse là d'un domaine subjectif, il est très
généralement admis que le cuivre est un métal présent
et coloré, et que ses caractéristiques lui confèrent
des qualités esthétiques unanimement reconnues. Le cuivre
est en outre un métal vivant, qui, à l'instar de quelques
autres matériaux comme la pierre, le bois... et peu d'autres, vieillit
bien. Ce vieillissement différencié suivant les régions,
les conditions atmosphériques et climatiques, conduit ainsi à
un résultat que l'on nomme la patine.
La faible dilatation du cuivre
Le coefficient de dilatation du cuivre, 1,68mm/m pour 100°C, est l'un
des plus faibles parmi les métaux couramment utilisés en
couverture. Cette qualité, alliée à une charge de
rupture importante, lui confère une très bonne tenue aux
variations de température, et autorise la pose en grandes longueurs.
Cette caractéristique est importante et constitue un atout appréciable
dans les régions à forts chocs thermiques, en particulier
dans les régions de montagne, Alpes, Pyrénées, Massif
Central, mais aussi dans toute la partie est de la France.
Hôpital Purpan / Toulouse
La facilité de pose
Le cuivre est un métal très malléable. A ce titre,
il est particulièrement apprécié par l'homme de métier,
qui lui reconnaît une grande facilité de mise en uvre
avec, par conséquent, des temps de pose réduits.
Le cuivre est le métal idéal pour l'exécution de parties d'ouvrages compliqués.
Il permet au couvreur de faire des
reprises sur un point délicat sans risque de rupture du métal. En outre, il n'est pas nécessaire de se préoccuper du sens de laminage pour effectuer les pliages.
Son indifférence aux conditions de température fait qu'il ne devient pas cassant sous l'effet du froid. A l'inverse de tous les métaux, ses caractéristiques mécaniques s'améliorent même avec l'abaissement de la température.
Entretien inexistant
La résistance à la corrosion du cuivre et sa solidité
lui confèrent une longévité considérable.
Les couvertures en cuivre n'ont pas besoin d'être peintes ou vernies
et ne nécessitent aucun entretien spécifique. Le cuivre
défie le temps et les agressions atmosphériques. C'est par
excellence le matériau qui mettra à l'abri de toute préoccupation
d'entretien le propriétaire ou le gérant d'immeuble, soucieux
de conserver à son patrimoine toute sa valeur d'origine sans sujétion
et dépendance d'entretien.
Micropolis-La cité des insectes
Saint-Léons, Aveyron
Economie
Le cuivre est un matériau de couverture moderne et économique,
chaque fois que l'on ne se contente pas d'observer le seul investis-sement
d'origine.
Si l'on établit un bilan économique sur une période de quelques dizaines d'années, le cuivre prend immédiatement la tête, devant tous les autres matériaux, car sa longévité sans égale amortit à coup sûr un investissement de départ légèrement supérieur.
Il faut ajouter à cela la valeur de récupération des déchets que constitue le cuivre de dépose des vieilles toitures qui, de même que les chutes de métal neuf au moment de la pose, confèrent au cuivre un intérêt financier résiduel pour le propriétaire comme pour le couvreur. C'est en raison de cet intérêt économique incontestable que le cuivre commence à être utilisé en France pour des logements sociaux, dont les frais d'entretien doivent être réduits au minimum.