LES LAITONS AU PLOMB
Le plomb est pratiquement insoluble dans les laitons, mais, disséminé sous forme de fins globules dans l’alliage, il favorise
la fragmentation des copeaux lors des usinages. De plus, il intervient en tant que lubrifiant en raison de son bas point de
fusion, diminuant les coefficients de frottement entre la pièce et les outils, et réduisant par conséquent leur usure.
L’aptitude à l’usinage constitue la caractéristique fondamentale des laitons au plomb, à laquelle il est souvent nécessaire d’associer
des aptitudes à la déformation à froid ou à chaud.
Les laitons au plomb couvrent ainsi une gamme de composition assez large qui va des alliages monophasés a à forte teneur en cuivre
du type CuZn35Pb2 jusqu’aux alliages biphasés riches en phase b’ comme le CuZn39Pb3.
Trois compositions de base, par exemple, illustrent l’étendue des caractéristiques des laitons au plomb :
- CuZn37Pb2 (référence européenne CW606N)
Cet alliage à teneur élevée en cuivre autorise des déformations à froid importantes. C’est un alliage de sertissage et de frappe à froid
qui accepte facilement les opérations complémentaires d’usinage.
- CuZn40Pb2 (référence européenne CW617N)
La structure a + b riche en b à température élevée en fait d’abord un alliage de matriçage. À la température ordinaire la structure
a + b’ est voisine de celle de l’alliage CuZn40Pb3 et permet les opérations d’usinage de finition dans de bonnes conditions.
- CuZn39Pb3 (référence européenne CW614N)
C’est l’alliage de décolletage par excellence. Il permet les usinages de grandes séries à vitesse de coupe élevée. La présence
importante de plomb favorise le fractionnement des copeaux.
Les laitons au plomb sont définis par les normes NF EN12164 et NF EN 12165.